ECLAT - Expérimenter avec des collectifs locaux une agroécologie territoriale [MCDR] Terminé National Agriculture Environnement FEADER Réseau National Agricultures et Ruralités Publié le 7 octobre 2022 Mis à jour le 15 octobre 2025 Comment développer des systèmes de production respectueux des écosystèmes, préserver les ressources naturelles dans une optique de développement durable, équilibrer la répartition de la valeur dans les filières agricoles... À ces questionnements des territoires ruraux, la transition agroécologique offre des réponses dont l’efficacité est à la mesure de l’engagement collectif qui la porte. Fort de cette conviction, le projet ECLAT s’est employé, quatre ans durant, à resserrer les liens entre monde agricole, pouvoirs publics, entreprises et associations. Fin 2021, les partenaires d'ECLAT organisaient un voyage d'étude dans le Canton du Valais afin notamment de découvrir le système suisse de paiements directs, dont une importante partie est dédiée à la qualité environnementale des pratiques agricoles. Initié et financé par le Réseau Rural National (prédécesseur du RNAR), l’appel à projet MCDR vise à soutenir des projets collectifs, nationaux ou inter-régionaux en faveur de la ruralité et qui entrent dans le cadre des objectifs de la politique du développement rural européenne et bénéficient pour se faire de co-financement du FEADER. Deux appels à projets se sont succédé entre 2015 et 2022. Piloté par la FNCUMA en partenariat avec TRAME, le Réseau CIVAM, la FRCIVAM Pays de la Loire, la FADEAR et l’Union nationale des CPIE, le projet ECLAT s’était fixé pour objectif de faire émerger de nouveaux modèles agricoles en améliorant la mise en œuvre collective de la transition agroécologique. "L’idée des porteurs du projet, explique Agnès Le Foulgoc, chargée de mission à la FNCUMA, était de définir les modalités d’un travail commun des agriculteurs avec d’autres acteurs locaux, sur des problématiques liées, par exemple, à la préservation de la biodiversité ou à une gestion concertée autour de l’eau." Concrètement, cela revient à assurer l’articulation d’impératifs à la fois environnementaux et socio- économiques afin d’améliorer les pratiques agricoles présentes et à venir. "Pour l’autorité de gestion, nos travaux devaient constituer une boite-à-piocher élaborée sur le terrain et susceptible d’alimenter la conception des futures politiques publiques." L’ambition est à la hauteur de l’enjeu. Pour l’atteindre, ECLAT s’est inscrit dans la continuité du projet COLLAGRO issu de la précédente vague de projets MCDR (2015-2018). Expérimenter et analyser "COLLAGRO postulait que la réussite de la transition agroécologique nécessite un travail non plus individuel mais en collectifs d’agriculteurs de type CUMA, CIVAM, GDA ou ADEAR." ECLAT creusera le sillon en intégrant, dans un maillage territorial élargi, des collectivités, des environnementalistes, des entreprises, des associations, voire de simples citoyens, et, pour ouvrir davantage le champ de la réflexion comme celui de l’action, organisera son déploiement selon deux axes : l’expérimentation et l’analyse. "ECLAT est d’abord un programme de recherche-action. Nous avons accompagné cinq sites pilotes qui ont expérimenté plusieurs projets agroécologiques en multi-acteurs. La première étape consiste à comprendre ce qui se passe sur le territoire, identifier les acteurs concernés et renforcer le collectif d’agriculteurs engagé. Vient ensuite une phase de dialogue entre les différentes parties prenantes. Enfin, en fonction de la vivacité du territoire, une mise à l’agenda politique peut être envisagée." Quant au deuxième axe, il s’appuie sur "une analyse de ce qui s’est joué sur ces territoires pour en tirer des enseignements, voire préconiser des pistes de travail." Une démarche multi-acteurs Que ce soit sur des actions concrètes (mise en place de paiements pour services environnementaux (PSE) en Vendée, d’une gestion concertée du bocage entre agriculteurs et agents communaux dans l’Indre, d’une filière céréalière impliquant des paysans- boulangers dans la Loire) ou des réflexions d’ordre organisationnel (prise en compte des préoccupations économiques dans le Lot ou création d’une dynamique collective dans les Ardennes), chaque site pilote s’est engagé dans ECLAT en fonction de ses spécificités structurelles, de ses besoins et, bien sûr, de son histoire propre. "Il y a beaucoup de paramètres à aligner pour que ce type de projet émerge. Les organisations professionnelles agricoles partenaires du projet ECLAT sont habituées à soutenir les collectifs d’agriculteurs mais pas nécessairement à intégrer la démarche en multi-acteurs. Et puis se pose aussi la question des moyens de l’accompagnement pour atteindre l’ambition d’un tel programme en si peu de temps." Cet accompagnement est également passé par des voyages d’étude au Pays Basque ou en Suisse. "Aller voir ce qui se fait ailleurs, y compris au-delà des frontières, a été une source d’inspiration importante. Même s’il n’y a pas d’équivalent à notre agriculture de groupe dans les autres pays européens, nous avons identifié des initiatives en Espagne, en Italie ou en Angleterre." « Le projet ECLAT est d'abord un programme de recherche-action » Un sujet ultra émergent "Du fait de la disparité des expérimentations et de leur délai de construction, peu de site pilote ont pu vraiment concrétiser leur action par une contractualisation directe avec les autorités, d’autant que toutes les collectivités territoriales ne s’engagent pas de manière égale. La partie observation, capitalisation et diffusion des enseignements est forcément plus difficile à assurer quand les expériences sont encore en cours", constate Agnès Le Foulgoc. Pour autant, les porteurs du projet ont pu communiquer sur leurs avancées, lors de séminaires ou encore par le biais de journaux d’information semestriels qui permettaient à chacun de suivre l’évolution des différentes actions engagées. "Nous étions sur un sujet ultra émergent qui va se poursuivre dans les années à venir. L’ANCT est certainement l’instance qui représente concrètement cette dynamique-là, avec de multiples dispositifs de financement et un accompagnement des collectivités ad hoc. ECLAT a été un tremplin pour faire émerger un processus qui va continuer à mûrir dans nos réseaux respectifs et au-delà." 3 préconisations • Organiser les actions à l’échelle de bassins de vie infra- départementaux. • Renforcer les moyens d’animation des écosystèmes multi-acteurs. • Assurer une gouvernance collective des projets basée sur un fonctionnement collégial. Ressources du projet Tous les projets MCDR sont présentés dans la revue bilan hors-série Téléchargez la revue bilan La carte d'identité du projet Porteur de projet FNCUMA Coordonnées Fédération nationale des CUMA 43 rue Sedaine 75011 Paris France +33144175800 Site de la FNCUMA Programme MCDR 2018 Fond FEADER Coûts 556 481 euros Découvrez d’autres projets sur la même thématique La fédération nationale des bistrots de pays En cours RNPAT, le Réseau national des projets alimentaires territoriaux [MCDR] Terminé Réseau rural ACS : ACSélérateur de transition agro-écologique [MCDR] Terminé