Site en construction. Le nouveau site du RNAR est toujours en construction : retrouvez un contenu 100% finalisé dans quelques semaines Contactez nous

Réseau rural ACS : ACSélérateur de transition agro-écologique [MCDR]

    Terminé

  • National

  • Agriculture

  • Environnement

  • FEADER

  • Réseau National Agricultures et Ruralités

Publié le 2 novembre 2022 Mis à jour le 8 octobre 2025

Depuis plus de 20 ans, l’APAD (Association pour la Promotion d’une Agriculture Durable) promeut l’ACS : l’agriculture de conservation des sols. Son but : mettre en œuvre les leviers pour développer cette autre façon de produire. À travers le projet MCDR qu’elle pilotait, elle a pu capitaliser les connaissances techniques, animer et développer un réseau d’agriculteurs mais aussi sensibiliser un grand nombre d’exploitants et de citoyens. Elle a également proposé des politiques publiques adaptées au développement de cette agriculture d’avenir sans oublier d’asseoir les conditions d’une rémunération pour les services rendus par les agriculteurs ayant adopté ce modèle agricole.

Initié et financé par le Réseau Rural National (prédécesseur du RNAR), l’appel à projet MCDR vise à soutenir des projets collectifs, nationaux ou inter-régionaux en faveur de la ruralité et qui entrent dans le cadre des objectifs de la politique du développement rural européenne et bénéficient pour se faire de co-financement du FEADER. Deux appels à projets se sont succédé entre 2015 et 2022.

Reconnue au niveau international par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’ACS se base sur trois grands principes inspirés de la nature : la couverture permanente des sols, la diversité végétale via les rotations longues et la diversité des espèces cultivées ainsi que le non-travail du sol (semis direct). Ce triple précepte permet d’assurer un bon niveau de production alimentaire tout en préservant les écosystèmes. À l’heure d’un réchauffement climatique de plus en plus prégnant, l’ACS permet aussi de stocker le carbone, de mieux gérer la ressource en eau grâce à l’effet "éponge" du sol et de diviser par deux la consommation de carburant.

Mutualiser les bonnes pratiques, transférer les savoir-faire

"J’utilise la technique du semis d’orge au moment du semis du tournesol : je sème au semoir à céréales 40 kg d’orge. Ce semis multiplie le nombre de plantules à disposition des limaces, diminuant d’autant les dégâts sur le tournesol." Emmanuel Boblet est agriculteur en ACS depuis 2004 dans la Sarthe. Comme nombre de ses confrères, il a eu l’occasion de partager son expérience dans un "Instant Technique" : lettre d’information mensuelle issue du projet MCDR. "Par cet appui et nos autres actions, notre but est de développer le nombre d’agriculteurs qui pratiquent l’ACS, mais aussi d’intégrer d’autres partenaires en construisant des liens durables" résume Sophie Gardette, directrice de l’APAD et animatrice du Réseau rural ACS dans lequel étaient aussi engagés Cerfrance Seine Normandie, le centre de R&D Riitmo, des associations du réseau APAD (APAD Centre-Est, Clac Sol, APAD Picardie, etc.) ou d’autres associations telles que le GIEE Maggie et le GIEE Magellan. "En ce qui concerne les associations d’agriculteurs, nous avons pu identifier clairement les trois clés de la réussite : avoir un noyau d’agriculteurs très mobilisés et motivés, un président avec un vrai rôle moteur et un animateur salarié pour épauler le développement de l’association, suivre des essais, assurer des formations, etc."

Communiquer, sensibiliser et fédérer

En plus d’épauler les groupes d’agriculteurs, faire connaître l’ACS est une étape fondamentale pour le développement de ce modèle d’agroécologie : auprès des agriculteurs eux-mêmes, mais aussi de la société civile et des politiques publiques. Les 34 actions réalisées dans le cadre du projet MCDR ont permis de développer cela : "Les rencontres, tours de plaines, journées techniques et fermes ouvertes ont été de beaux tremplins, d’autant plus grâce à la bonne communication et à la mobilisation des agriculteurs" assure Sophie Gardette. Autre événement majeur : la double participation au Salon International de l’Agriculture qui a permis de donner la parole aux agriculteurs et de promouvoir leurs pratiques en ACS. Fin 2021, à l’occasion du 1er Congrès annuel de la promotion de l’ACS (CAP ACS), 80 agriculteurs venus de tout le pays ont pu faire un bilan du projet MCDR et constituer une feuille de route pour la suite. "Des liens de confiance ont pu être établis lors de ce projet, ce qui a mené à une augmentation du nombre d’associations membres du réseau ACS" se réjouit l’animatrice.

« Nous avons pu identifier clairement des clefs de réussite »

Reconnaissance accomplie

En juin 2022, l’APAD a été reconnue en tant que ONVAR (Organisme National à Vocation Agricole et Rurale) par le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, "une bonne nouvelle pour le développement de l’ACS et un coup d'accélérateur dans notre démarche de capitalisation technique". Fruit d’une réflexion de deux ans sur la valorisation économique de l’ACS, le label "Au Cœur des Sols" a également été lancé en 2020. Pensé et mis en place par les agriculteurs eux-mêmes, ce label rassemble aujourd’hui près de 300 exploitations qui pratiquent une agriculture plus durable. Parmi elles, 230 ont été engagées par l’association dans un projet Label bas-carbone (LBC) en cours de reconnaissance auprès du ministère de la Transition écologique. "Ce label permettra de reconnaitre les économies de gaz à effet de serre et le stockage de carbone permis par l’ACS, commente Sophie Gardette. Par la vente de crédits carbone à des entreprises intéressées par l’investissement dans des projets agroécologiques, l’objectif est de garantir une rémunération équitable aux agriculteurs."

3 préconisations

Épauler les groupes d’agriculteurs. Le transfert de pair à pair est essentiel pour la transition et passe par des associations mobilisées et dynamiques.

Faciliter le travail des agriculteurs par davantage de simplification administrative.

Encourager les mises en relation. La création de liens entre associations et avec des acteurs des territoires (conseils régionaux, bassins versants, entreprises, etc.) est, par exemple, essentielle au bon développement du réseau.

Tous les projets MCDR sont présentés dans la revue bilan hors-série

Téléchargez la revue bilan

La carte d'identité du projet

Porteur de projet

Association pour la promotion de l'agriculture durable (APAD)

Coordonnées

+33600000000

Programme

MCDR 2018

Fond

FEADER

Coûts

280 441 euros

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information