Réseau bio climat - Mobiliser un réseau d’acteurs pour accompagner la transition climatique [MCDR] Terminé National Agriculture Environnement FEADER Réseau National Agricultures et Ruralités Publié le 7 octobre 2022 Mis à jour le 8 octobre 2025 Impulsé par la FNAB, le Réseau Bio Climat a accompagné des expérimentations agricoles face à l’urgence climatique, dans cinq régions françaises. Son objectif : encourager la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la résilience des exploitations et des territoires. Dans le cadre d’un suivi pluridisciplinaire, les acteurs impliqués ont pu tester des pistes efficaces en matière de stockage de CO2, de fertilité des sols, d’économies d’énergie et d’alimentation durable. Parmi les principales problématiques du projet, la conciliation des enjeux humains, environnementaux et économiques amplifiés par la crise climatique. Un exemple de partenariat entre agriculteurs bio et collectivité favorable au climat, pour fournir une alimentation locale de qualité : la communauté de communes Bouzonvillois - Trois frontières (Moselle) et Bio en Grand Est ont accompagné la création d’u Initié et financé par le Réseau Rural National (prédécesseur du RNAR), l’appel à projet MCDR vise à soutenir des projets collectifs, nationaux ou inter-régionaux en faveur de la ruralité et qui entrent dans le cadre des objectifs de la politique du développement rural européenne et bénéficient pour se faire de co-financement du FEADER. Deux appels à projets se sont succédé entre 2015 et 2022. Favoriser la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en soutenant l’adaptation au changement climatique : c’est le double objectif du Réseau Bio Climat, porté par la Fédération nationale d’Agriculture biologique (FNAB) et dix partenaires techniques et financiers. Constitué depuis 2018, ce réseau a accompagné des initiatives innovantes pour atténuer le changement climatique et développer la résilience des activités agricoles. "Nous voulions démontrer que le renouvellement des pratiques, et particulièrement le développement de l’agriculture biologique, apporte des bénéfices tangibles sur les plans agricole, environnemental et économique" explique Didier Jammes, coordinateur de Bio 46, l’un des membres du Réseau. Celui-ci s’est intéressé à des expérimentations en matière d’agriculture, élevage et agroforesterie, sur cinq territoires (Hauts-de-France, Grand Est, Occitanie, PACA, Pays de la Loire). Les actions ont été menées selon trois axes, à différentes échelles complémentaires : parcelle, ferme, collectivité territoriale. Stockage du carbone et sols vivants Le premier axe a concerné des actions destinées à augmenter la quantité de carbone stocké dans les sols, tout en accroissant la fertilité de ceux-ci. "Il s’agit aussi bien de préserver les stocks de CO 2 existants (prairies, marécages, forêts) que d’en créer de nouveaux grâce à un couvert végétal plus dense. Selon la nature des sols, diverses solutions ont pu être testées : plantation de haies ou d’arbres, introduction de cultures saisonnières intermédiaires, etc." Pour l’ensemble de ces mesures, c’est le principe du "4 pour mille" qui a été retenu : si l’on augmente de 4 ‰, soit 0,4 % par an, la quantité de carbone contenue dans les sols, on stoppe la hausse annuelle des rejets de CO 2 dans l’atmosphère, en agissant sur une cause majeure de l’effet de serre et du changement climatique. Seul bémol pour les actions lancées selon l’agenda du projet MCDR : l’évolution de la biochimie des sols s’inscrivant dans le temps long, il n’a pas encore été possible de quantifier les résultats des expérimentations. "Notre objectif résidait davantage dans le fait d’identifier de nouveaux procédés viables pour accroître le carbone stocké, précise Didier Jammes, et ces tests ont aussi permis une prise de conscience de l’ampleur du changement climatique chez certains agriculteurs." Des exploitations plus résilientes face aux crises Le deuxième axe du projet était consacré à la résilience des exploitations dans la transition climatique. Les fermes participantes ont pu explorer de nouvelles pistes pour concilier problématiques économiques, enjeux humains et environnementaux. Pour diminuer à la fois leurs coûts de fonctionnement et leurs émissions de GES, les travaux d’économie d’énergie représentent un levier efficace, moyennant toutefois des investissements à long terme. Pour certaines fermes, la diversification progressive des activités peut également se révéler intéressante en termes de rentabilité et d’équilibre économiques. Élargir les actions à l’échelle des territoires Enfin, le troisième axe, dédié aux territoires, a permis d’impulser des projets de plus grande envergure : production d’énergie verte à partir du photovoltaïque, généralisation des circuits courts dans la restauration collective (cantines scolaires, EHPAD), etc. "Dans ces initiatives, apprendre à connaître certains outils est primordial pour les responsables de collectivités territoriales", observe Didier Jammes. L’outil PARCEL, élaboré par la FNAB et Terre de Liens, représente par exemple une ressource très utile pour envisager la transition d’un territoire vers une alimentation plus durable, en tenant compte de plusieurs facteurs (nombre d’habitants, superficie agricole disponible, main-d’œuvre nécessaire, etc.). L’organisation de plusieurs webinaires a permis au Réseau Bio Climat de mieux faire connaître différents outils, malgré le contexte difficile de la pandémie de Covid-19 : diagnostic territorial ClimAgri, Label Bas Carbone, solutions d’Énergie Partagée pour un financement de projets citoyens d’énergie renouvelable... « L'interdisciplinarité des acteurs est un des avantages du réseau bio climat » Un accompagnement pluridisciplinaire dans la durée Pour toutes les expérimentations conduites, le Réseau Bio Climat a proposé aux producteurs et aux collectivités un accompagnement par des experts, à tous les stades de leur projet. La première étape a consisté à coconstruire un cahier des charges, définissant les contours des actions à mener et le rôle de chaque acteur. Dans le cas où les porteurs de projets avaient besoin d’acquérir de nouvelles compétences pour leurs expérimentations, ils ont pu suivre des formations à la carte. Un état des lieux précis a ensuite été réalisé pour chaque projet avec, selon les cas, des analyses de sols, un bilan carbone et/ou un diagnostic territorial (émissions de gaz à effet de serre, potentiel nourricier, etc.). "Les propositions d’actions ont été élaborées conjointement par les agriculteurs, les collectivités et les experts, lors de rencontres de terrain – même si les visites ont été ralenties par la crise sanitaire, souligne Didier Jammes. L’un des atouts de notre réseau, c’est l’interdisciplinarité. Les exploitants bénéficient des conseils de personnes ressources spécialistes de sujets variés, et le suivi de projet s’inscrit dans le temps long." Le partage d’informations, au fil des mois, a également joué un rôle essentiel pour essaimer les pratiques donnant les meilleurs résultats. 3 préconisations • Accompagner la mise en place de pratiques agricoles favorisant un meilleur stockage du carbone, l’amélioration de la fertilité des sols et la production de biomasse (couverts végétaux hivernaux, apports organiques de fumier, restitution des résidus de cultures, etc.). • Éviter autant que possible les pratiques qui entrainent un déstockage du carbone, par exemple en réduisant le travail des sols (non-labour). • Miser sur les cultures intermédiaires diversifiées, peu coûteuses, en association avec la plantation d’arbres dans et en dehors des parcelles (agroforesterie intra et extra-parcellaire). Ressources du projet Tous les projets MCDR sont présentés dans la revue bilan hors-série Téléchargez la revue bilan La carte d'identité du projet Porteur de projet FNAB Coordonnées Fédération Nationale d'Agriculture Biologique 40 rue de Malte 75011 Paris France +33100000000 Site de la FNAB Programme MCDR 2018 Fond FEADER Coûts 225 968 euros Découvrez d’autres projets sur la même thématique La fédération nationale des bistrots de pays En cours RNPAT, le Réseau national des projets alimentaires territoriaux [MCDR] Terminé Réseau rural ACS : ACSélérateur de transition agro-écologique [MCDR] Terminé